La part manquante

Quand on cherche sa part manquante,

pour être au monde entier.

 

Comme dans le conte coréen DRAGON BLEU  DRAGON JAUNE, je cherche le trait, le point, le concentré qui en son essence aurait la puissance de l’être entier.

 

Dans La Part Manquante, j’ai découvert un trait d’espace blanc pour la complétude. Cet espace rend mon monde rond, l’englobe d’un geste. Et je peux enfin danser l’intérieur. Dès que je butte dans mon travail, je creuse un nouvel espace. Comme une langue s’enrichit avec la pratique, la création me pousse à expérimenter sans cesse pour pouvoir poursuivre. Dans LA PART MANQUANTE, mes outils furent la photographie et l’encre. J’étais dans une phase un peu claustrophobe et dessiner m’a permis de m’envoler dans l’interstice de la page blanche. A moins que ce ne soit la photographie qui n’ait ouvert la fenêtre. Ai-je photographié ce qui me manque ou ce qui émerge de ma quête? Ai-je cherché ce qui manque à l’être de fusain pour se sentir entier? Il y a toujours cet espace entre le monde et moi dans lequel je flotte avant de trouver le moyen de m’y ancrer. De ce décalage et cette recherche d’être au monde entière et lumineuse se tisse tout mon travail. LA PART MANQUANTE en est une trace intime.

 

 

 

 

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The Missing Part

“When you are looking for your missing part

to be in the whole world”

 

 

Just as in one Korean tale, I look for the line, the dot, the concentrated entity which, in its essence, could have the power of the entire being.

 

Did I photograph what I lack or what surfaces from my quest?

Did I look for what the charcoal being lacks in order to feel whole?

 

There is always a gap between the world and I, a space where I drift before finding a way to anchor myself. My whole work is weaved on this discrepancy and this whole and luminous search to be in the world. The Missing Part is the intimate trace of this.

© Karine Zibaut

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